Dématérialisation des marchés publics : Objectif 2010
Vendredi 29 février 2008 par Jonathan GracieuxDepuis le 1er janvier 2005, les acheteurs publics sont tenus d’accepter les offres électroniques pour les marchés formalisés. Au 1er janvier 2010, une nouvelle étape sera franchie dans le processus de dématérialisation puisque l’acheteur pourra imposer aux candidats de répondre de façon dématérialisée. L’objectif est ambitieux car force est de constater qu’au jour d’aujourd’hui, ni les acheteurs publics ni les entreprises n’ont réellement franchi le pas de la dématérialisation. En effet, même si le téléchargement de Dossiers de Consultation sur les plates-formes en ligne remporte un réel succès, le taux de réponses au format électronique, lui, ne décolle pas. Le chiffre qui ressort généralement est de 2% : la statistique parle d’elle-même. Pour préparer cette échéance de 2010, un certain nombre de groupes de travail se sont mis en place au fil du temps. Leurs objectifs communs : identifier les freins et les leviers de la dématérialisation.
Ainsi, l’Observatoire Economique de l’Achat Public (OEAP) a constitué, entre autre, un atelier de réflexion sur la dématérialisation de l’achat public. Dans le cadre des travaux effectués au sein de cet atelier, une étude menée par la TNS-Sofres sur la perception de la dématérialisation a été présentée aux membres du groupe de travail au mois d’octobre 2007. Cette analyse, réalisée pour le compte du MINEFI, a pu dégager des pistes de réflexion très intéressantes. Un premier constat, a priori évident, montre que les acteurs ne dématérialisent que si cela leur fait gagner du temps, sans surcoût ni risque juridique. Il faut alors rappeler les 2% de réponses dématérialisées et essayer de comprendre, à partir de ce constat, quels sont les freins qui s’opposent à une démocratisation large de la réponse électronique. Un second constat vient compléter le précédent : l’acheteur public est à la fois le principal frein à la dématérialisation mais aussi son principal levier.
